ça suffit !
Je lis tout de vous mais je ne sais pas pourquoi. Il faut que ça s’arrête. Il faut vous empêcher d’écrire.
Je vais vous enlever, vous sortir de la lumière. Vous extraire de la scène littéraire où vous aimez vous agiter. Passer quelques jours avec vous. On verra bien qui vous êtes vraiment…
Un personnage de roman ?
Après plusieurs années de collaboration dans la presse écrite et un premier livre singulier, A fleur de peaux (2005), Frédéric Andrau signe ici son second roman. Il vit entre Paris et la Normandie.
j’ai acheté ton livre à orly et me suis empréssée de le lire,vite dans le bus AF,vite en attendant mon briefing pour la HAV.Je voulais savoir,lire,vite.J’ai repris boulimiquement à l’hotel,je ne savais pas si j’aimais ou détestais,mais il fallait que j’avance.Je me suis mise à détester cette femme que je n’avais jamais lu,dégoutée de ce qu’elle avait pu écrire,mais je t’en voulais aussi,je t’insultais de l’avoir si facilement retranscrit!Fallait t’il oser ou pas?Drole de nausée et ton livre a fini jetté au fond de la chambre!!Mais il y avait cette petite voix bizarre,lis moi,continue…il fallait savoir vite….Il y a eu cette farandole à perdre la tete,j’etais rentrée dans la ronde,la répétition des mots,comme ivre,ou obscédée.Qu’elle exactitude,qu’elle clairoyance,aimer,détester,ensorceler,envie de tuer,etre admiré ou crucifié!Exténuée j’ai posé le livre,toujours,intriguée,le bien,le mal,le sain,le sale,les anges,les chimères,les coups dans le mur.J’ai tenté de m’endormir mais quelque chose me dérangait.Tes yeux,la sur le marque pages,tu etais rentré dans ma tete,mais tes yeux etais dans la pièce.Des yeux gris bleu délavés qui disaient je suis ici,lis,vite…Stop démon!!J’ai déposé le livre dans la salle de bain,loin,trop fatiguée pour analyser.Le lendemain avachie sur le transat de la piscine,les idées claires,j’ai repris la lecture,sereine,apaisée.Je riais que toi aussi tu suscites comme elle des contreverses de gens qui ne te connaissent pas et qui te jugent,ta retenue parait de l’insolence mais ton écriture est juste et claire.J’avais remis tes yeux en marque pages et j’etais agréablement surprise de cette lecture,une fois l’obscurité passée.Je pensais meme reprendre la lecture le livre terminé!!Un coup de vent a emporté tes yeux,j’ai vaguement essayé de les rattraper et puis j’ai ri.Mais oui il fallait toi aussi te libérer,j’etais là à LA HAVANE cette ville que j’aimais tant,tu m’avais transporté dans ton monde,tu avais offert à mon cerveau 2 jours de réflexions,de doutes,de débats,de certitudes,de plaisirs,de péchés,tu m’avais offert quelque chose.Il fallait te reposer maintenant,ce marque pages allait se promener sur les toits,c’etait mon cadeau,envoles sur le malecon,vois ces enfants jouer avec ce bout de papier salé,colle toi aux roues des corvettes délavées,hume les cohibas,ennivres toi de daiquiris frappés,agrippes toi aux cubaines dépravées.tu finiras froissé et déchiré ,et un touriste te trouveras sale et collé sera intrigué par tes yeux et tu rentreras dans ses pensées,lis moi,vite….Il te retrouvera neuf et frais à orly ou roissy et tu lui offrias un nouveau voyage à lui aussi.UN GRAND MERCI POUR LE MIEN
Merci pour ce message plein de talent et plein de poésie. Quelle émotion de savoir que mes yeux virevoltent dans les embruns du Malecon, traînent dans la poussière des vieilles rues de La Havane. peut-être que, grâce à toi, je finirai plié en cocote ou en bateau et que je servirai de jouet à un enfant des rues qui s’amusera à me faire flotter qur les immenses flaques qui inondent les chaussées défoncées de La Havane, juste après les pluies… Cette perspective me plaît…
Et puis j’aime La Havane. Cette ville abîmée, trouée, cabossée mais tellement attachante. J’ai eu l’immesnse plaisir et privilège de la découvrir avec mon amie Régine Deforges qui la connaît mieux que personne. nous y avons passé trois semaines, il y a deux ans. nous avons tout vu de cette ville retenue : les patios mystérieux, les terrasses secrètes où s’organisent des soirées insoupçonnables, des opposants au régime, d’anciens piliers du régime castriste…Tout ce qu’on ne peut pas voir si on ne s’y avanture pas avec des initiés. Ce sont des souvenirs merveilleux. Savoir que, grâce à toi, mes yeux ont rejoint mes souvenirs est une idée qui me plaît beaucoup. Merci !
Message pour G.Halimi
Bonjour, ma belle et grande dame. Je suis en pleine lecture de » Ne vous résignez jamais ». Bien sûr, ce n’est pas un choix fait au hasard et je ne peux que me féliciter de vous lire, vous m’accompagnez, ma mére a votre âge et j’en changerais bien…! Je suis triste car elle n’a jamais voulu admettre que je pensais…par moi-même bien que guidée par des femmes (de Colette , à Giroud, De Beauvoir et VOUS.)
Voici un de mes écrits:
Je crie
On a instauré la journée de la femme, celle des secrétaires, on a voté la parité pour ouvrir les portes trop fermées du monde politique; par le biais d’associations multiples et par ailleurs indispensables nous essayons d’aider les femmes maltraitées mais aujourd’hui je crie: qu’a -t-on oublié dans cette société pour que des femmes tuent ou laissent mourir leurs nourrissons?
nous avons autorisé la contraception, des femmes ont lutté pour légaliser l’avortement, certaines ont frôlé l’emprisonnement pour que nous ayons le choix de la grossesse.
Je ne juge pas mais je ne comprends pas alors JE CRIE…
Les écrivains s’approprient ces faits divers et les couchent sur du papier, l’indicible horreur ,valeur marchande.
Déni de grossesse, infanticides, maux d’une socièté en pleine régression; JE CRIE: la misère morale engendre des comportements primaires.
La femme sera accusée, l’homme absous mais il s’agit d’un autre procés.
( Texte publié sur un magazine local)