Quel mois de juin !

26 juin 2008 par andrau

Ca y est tout est fait ! Ouf !

Il y en a peut-être qui s’imaginent qu’auteur c’est une vie de tout repos ! Qu’il s’agit d’écrire sa petite histoire d’un premier jet, de l’envoyer à un éditeur, de poser pour la photo du bandeau en affichant son plus beau sourire et d’attendre tranquillement la parution du livre. Rien de bien compliqué, en somme…

Ba voyons !

Bon, il n’est pas question de se plaindre sur notre pauvre sort ( oui, je sais, il y a bien pire, c’est vrai…) mais il est simplement question de vous donner quelques précisions, histoire de remettre l’église au milieu du village et de tordre le cou aux idées toutes faites…

D’abord, le livre, il faut bien l’écrire !

Et avant de l’écrire, il faut trouver une idée. Pas si simple que ça. Des idées on en a tous pour faire du style sur une carte postale ou de l’humour sur un mail pour faire rire une galerie quelconque,  mais de là à en tirer deux cents pages, c’est une autre histoire. Allez - y essayez et vous verrez…

Après il faut trouver l’éditeur !

Ce n’est pas parce que Grand mère, la voisine du dessous qui ne fait jamais de fautes d’orthographes et la cousine réputée littéraire parce qu’elle a passé un bac ”lettres” en 1964 vous dit que c’est super, qu’un éditeur trouvera votre prose à son goût. Alors, il faut photocopier, relier, envoyer, espérer, déposer parfois, arroser Saint Germain des Près et attendre les réponses. Des dizaines de ” Votre texte présente de réelles qualités mais malheureusement il ne peut pas trouver sa place dans nos diverses collections.Nous vous remercions de la confiance que vous nous accordez…” et puis un jour, le coup de téléphone qu’on attend plus. Un éditeur qui veut vous rencontrer et boum, tout se met en route !

Mais là, vous n’avez encore rien vu !

C’est loin d’être fini ! D’abord on vous fait re travailler le texte, parfois un peu seulement, parfois beaucoup plus profondément. ( Un peu seulement pour Quelques jours avec Christine A…) Là, ça devient vraiment intéressant parce qu’on travaille avec de vrais professionnels qui font un travail d’éditeur mais ça ne se fait pas tout seul… Inutile de s’accrocher à tel ou tel mot qui vous plaisait bien, à telle expression que la voisine du dessous ( celle qui ne fait jamais de fautes…) aimait bien puisqu’on vous dit qu’il faut les changer…

Une fois cette petite épreuve terminée, arrive le temps des épreuves. ( Elles portent bien leur nom…) Le premier jeu et le deuxième qu’on vous demande de relire bien attentivement en notant tout parce qu’après il sera trop tard. Vous passez des heures à relire votre texte en vous demandant comment vous avez bien pu écrire des choses pareilles. Là, c’est trop tard pour aller voir la voisine du dessous ou la cousine ( celle qui a passé un bac littéraire en 1964…)

Après vient la torture des photos !

On vous prend en photos sous toutes les coutures. On vous demande de sourire, de ne plus sourire, de regarder l’objectif et puis de regarder ailleurs, à droite, à gauche, vers le ciel. On n’arrête pas de vous demander d’avoir l’air naturel. Na - tu - rel ! qu’on vous dit…On vous le répète. On vous emmène en studio et puis en plein air et ça mitraille. Vous vous laissez faire en vous demandant bien ce qui va pouvoir en sortir… Un beau jour, vous voyez arriver cinq photos sur votre mail, les cinq moins moches et on vous demande de choisir celle qui vous plait le plus ! Dilemme, il n’y en a aucune, on fait comment ?? Il faut en choisir une, coûte que coûte. C’est o-bli-ga-toi-re !!! Vous comprenez ?

Là, on commence à se dire que tout est fini, qu’on va être un peu tranquille…Erreur ! Il faut rencontrer les libraires, leur donner envie de vous vendre, ou plus exactement de mettre votre livre en valeur. On vous fait venir un beau matin, de bonne heure et devant un parterre de libraires, de représentants de la Fnac, de Virgin et de je ne sais quoi encore, on vous demande de présenter votre livre au micro. On vous pose des questions, vous essayez de répondre. Au bout de quelques minutes, l’idée des libraires et faite. Tous les auteurs de la rentrée y passent, les uns après les autres. C’est aussi confortable que l’oral d’un examen. Les dés sont jetés. On verra bien qui sera le mieux placé sur les consoles de la rentrée… 

 Cette fois ci, on se dit que c’est vraiment fini ! Non mais vous vous croyez où ?? Et le service de presse, qui va se le farcir ??? Pendant deux ou trois jours, on vous installe derrière une petite table couverte de livres dans le hall de Plon. On vous donne un listing de journalistes, un stylo  et hop !  - quoi de plus simple - on vous demande de mettre un petit mot gentil à chacun, du plus illustre, bien en vue à Paris, au plus méconnu au fin fond de la Creuse ou de la Belgique. Tout le monde y passe. Au début, on trouve ça drôle et puis au dixième on en a ras le bol. On ne sait plus quoi écrire. On évite les mêmes mots des fois que les journalistes aient l’idée de comparer leurs dédicaces ( Vous les imaginez ?? C’est moi qui ai eu la plus belle ! Non, c’est moi…) Et quand vous vous rendez compte que votre table ne désemplit jamais, là vous ne riez plus du tout. Merci Jean Pierre ! ( C’est le petit monsieur à moustache qui se trouve à l’accueil chez Plon ) Mine de rien, il surveille votre table. Dés qu’il voit que le stock diminue, il recharge ! Chez Plon, quand il n’y en a plus, il y en a encore…

Très vite, on finit par ne plus compter ce qu’on signe. La semaine dernière, j’ai signé quelque chose comme deux cent cinquante “services de presse” comme on dit. On rentre chez soi, exténué, une barre derrière les yeux, la tête prête à exploser et au bout de quelques minutes on se rend compte qu’on en a oublié. Alors on y retourne et on répare les oublis.

Et toute cette petite histoire-là vous conduit à la fin du mois de juin, que, du coup, vous n’avez pas vu passer…C’est demain que je vais aller réparer les derniers oublis.

Voilà, c’est tout ça aussi, la vie d’un auteur. Sans compter la tenue du blog : les billets d’humeur que je m’efforce de déposer régulièrement, les réponses aux commentaires et tout et tout… (Et le livre d’après, qui va l’écrire, hein, je vous demande un peu…Et quand surtout ??)

Cette fois ci c’est fini ! Y’a plus qu’à attendre les retombées du service de presse. C’est la trêve estivale qui s’annonce, la chaude parenthèse de juillet, le bruit des vagues et la douceur du sable, avant la frénésie de la rentrée…L’idée de me dire que deux cent cinquante journalistes vont partir sur les plages, les doigts de pieds en éventails et  Quelques jours avec Christine A dans leurs bagages m’amuse et me terrifie !

 Ouf !

C’est fini !

Quel mois de juin !

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Foire du livre de Brive les 7, 8 et 9 novembre 2008

21 juin 2008 par andrau

Frédéric ANDRAU dédicacera Quelques Jours avec Christine A à la célèbre Foire du livre de Brive la Gaillarde, en Corrèze du 7 au 9 novembre 2008. On annonce également la présence de la fameuse Christine A. Se rencontreront-ils ? Ne manquez pas le rendez vous !!!

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Signature à Paris le jeudi 9 octobre 2008

21 juin 2008 par andrau

Dédicace à Paris le jeudi 9 octobre  2008 à partir de 17h à La Librairie de Paris, place de Clichy 75017 ( métro Place de Clichy)

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Salon “Livres en vignes” au Clos de Vougeot les 27 et 28 septembre 2008

21 juin 2008 par andrau

Je dédicacerai Quelques jours avec Christine A à la première édition de “Livres en vignes” organisée au Clos de Vougeot en Bourgogne les 27 et 28 septembre 2008 aux côtés d’une quarantaine d’autres auteurs.

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Coup de coeur pour…Liane Foly : La Folle parenthèse…

20 juin 2008 par andrau

                                                                        liane-foly.gif

 

Allez voir le spectacle de Liane Foly La Folle parenthèse. Elle y est géniale ! Elle se produit au Théâtre Marigny à Paris jusqu’à la fin du mois de juin et sera en tournée dans toutes la France jusqu’en mai 2009. Elle sera à nouveau à Paris à l’Olympia du 29 au 31 décembre 2008. Ne la manquez pas ! Liane nous livre une panoplie d’imitations remarquables. Je suis allé la voir hier soir. Parmi celles que j’ai préférées, Jeanne Moreau, Véronique sanson, Juliette Gréco, Dalida et par dessus tout Barbara ! Ce qui ne devait être qu’une folle parenthèse dans sa carrière de chanteuse devient de plus en plus sérieux…

Je connais Liane depuis une quinzaine d’années ce qui m’a valu le privilège d’aller la retrouver dans sa loge après le spectacle pour la féliciter. Depuis quinze ans elle est la même, sympa, drôle, spontanée… Il n’y a que son nez qui a changé, c’est tout ! Et devinez quoi…j’en ai profité pour lui donner un des premiers exemplaires de Quelques jours avec Christine A….

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Salon du livre de Nancy du 18 au 21 septembre 2008

20 juin 2008 par andrau

nancy.jpgJe serai présent au salon du livre de Nancy ” Le livre sur la place” du 18 au 21 septembre 2008. Pour sa trentième édition, ce salon réputé - l’un des plus courus de la rentrée - sera placé sous le patronage de l’écrivain et philosophe Luc Ferry. La question est de savoir si Christine A y sera également…

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Ca y est, elle l’a…

12 juin 2008 par andrau

Ca y est ! Elle l’a…

Depuis hier, 17h05, Christine A est en possession officielle de Quelques jours…Avec Plon, on trouvait qu’il aurait fallu attendre encore un peu, encore quelques jours, peut-être, mais tout s’est précipité ces dernières heures…Voilà comment et pourquoi…

Je déjeunais hier midi au café de Flore avec mon amie Régine Deforges, ( bon, je sais…il y en a qui vont encore se dire que je me la joue : un déjeuner avec Régine Deforges et en plus… au Flore !!…) lorsque Christine A est apparue, trois tables plus loin sur la banquette du premier étage, où nous étions installés. Oups ! J’ai du faire très très attention pour ne pas m’étrangler avec une des crevettes de la célébrissime “salade Colette”,  un grand classique du Flore.

Elle était lovée dans le creux du bras d’un grand Noir ( ce n’était pas Doc Gyneco…) et à côté d’elle, sa fille Léonore, belle, frisée, souriante, comme je ne l’aurais pas imaginée…

Evidemment, lorsque nous avons terminé notre déjeuner, il a bien fallu que nous quittions le café et son premier étage, et pour cela, à moins que nous options pour une descente par la fenêtre en rappel ( Régine n’était pas très chaude pour ça…), il nous fallait bien passer devant la famille A. 

Parfaite dans son rôle de relations publiques, Régine Deforges nous présente : “Christine, je vous présente Frédéric Andrau, Frédéric, je te présente Christine A…” Et là, believe it or not, nous nous sommes serrés la main ! Mais si ! J’avais d’abord pensé qu’elle me donnerait une claque ou qu’elle me lancerait un vilain crachat verdâtre mais non… serré la main, que je vous dis ! Pour être tout à fait honnête, il ne m’a pas semblé percevoir une grande tendresse dans son regard mais Régine, toujours parfaite d’ajouter ” Tu sais, elle n’a jamais un regard très aimable. Avec personne…” Ouf, me voilà rassuré…

 Alors, évidemment, je devine votre soif de connaître les paroles que nous avons prononcées. Car on ne pouvait tout de même pas rester à se regarder dans le blanc des yeux sans rien dire. J’ai balbutié quelques mots idiots et inutiles du genre ” Je suis ravi de vous rencontrer…” ou quelque chose comme ça. Et, lorsque j’ai serré la main de Léonore, j’ai du ajouter que je lui trouvais vraiment “un air de famille…” Pas mal, non, qu’en pensez-vous ??

 Mais, elle, elle n’a rien dit…

Donc, pour continuer l’histoire, je me suis dit que maintenant, il fallait qu’elle ait le livre ! Je file donc chez Plon, attrape un exemplaire, un des tout premiers ( ils sont encore chauds…) et traverse Paris, à la vitesse de mon Velib pour aller le déposer chez Christine A. Une rue déserte des beaux quartiers, écrasée de chaleur. En arrivant davant l’immeuble, porte close, évidemment. J’attends que quelqu’un entre ou sorte. Au bout de quelques minutes, une dame, une voisine sans doute. L’air dégagé, je m’engouffre dans le hall et me jette sur la porte de la concierge pour y scruter les noms. Ouf ! au cinquième étage, le panneau est formel ” Madame A.” ( Pas Christine A mais… Madame A. !! ) J’aurais pu me contenter de déposer le livre dans la boîte de la concierge mais, pour aller au bout du trip, j’ai grimpé les escaliers et, le front ruisselant, ai déposé l’objet sur le paillasson de la dame du cinquième… 

Je sens la curiosité générale : mais qu’est ce qu’il a bien pu écrire sur la première page en guise de dédicace ?? Car tout le monde se doute que j’ai écrit quelque chose…Et là, je vais nourrir la frustration générale car je ne vous le dirais pas. Ces mots-là ne regardent qu’elle et moi !    

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BUZZ…BUZZ…BUZZ…

4 juin 2008 par andrau

Même le Nouvel Obs s’en mêle en annonçant cette semaine la parution du roman ! Trois mois avant, ça promet  !! comme si ça ne suffisait pas comme ça la pression… Enfin, bon c’est comme ça ! On  ne va tout de même pas se plaindre que la mariée est trop belle…

Hier, je marchais paisiblement à Saint Germain des Près, flanant de librairie en librairie, à la recherche de je ne sais quoi… je ne sais jamais ce que je cherche lorsque je rentre dans une librairie mais je sais toujours que je n’en ressors jamais les mains vides.  C’est un drame qui fait le bonheur des libraires. Hier, je n’avais besoin de rien et vlan !  je ressors avec six kilos de livres au bout des bras… Je vous sens frémir d’impatience pour savoir ce que j’ai acheté, alors voilà : j’ai depuis toujours une passion grandissante pour les Journaux qu’on prétend intimes. Je dis “qu’on prétend intimes” car en fait vous remarquerez que sur aucune couverture ne figure ce mot intime. Je ne sais pas  pourquoi, et vous ?

Hier donc, je tombe sur deux volumes du Journal de Jean Luc Lagarce dont je ne connaissais même pas l’existence. L’un couvre les années 1977 à 1990 et le deuxième les années 1990 à 1995. Il n’en fallait pas davantage pour que je reparte avec, sans avoir la moindre idée de ce qu’ils contiennent… Ajoutez à cela les Carnets d’Henri Thomas écrits entre 1924 et 1948 et le compte y est : 6 kilos !

Tout çà pour dire que, lorsque je suis ressorti de l’Ecume des pages, je suis tombé avec plaisir sur Murielle F qui me dit ” alors j’ai appris que ton livre allait bientôt sortir…”

Un peu plus loin, je croise un ami qui me dit que “ le moins qu’on puisse dire c’est que ton livre suscite une certaine curiosité. Tout le monde l’attend…”

Le matin, je prenais un petit déjeuner chez mon ami Franck F, l’historien bien connu d’Europe 1, et il me dit qu’il n’entend parler que de cela. Il paraît même que le PDG des éditions Flammarion a hâte de savoir ce qu’il y a dedans…

Et, cherry on the cake, en rentrant chez moi, le soir, une journaliste de Paris Match m’annonce que le directeur des pages culturelles attend un exemplaire du livre le plus rapidement possible pour le découvrir…

Comment voulez vous qu’avec tout ça  la pression ne monte pas ?…

Une vieille amie très branchée à qui je racontais tout ça au téléphone ce matin, me dit du haut de ses quatre vingt deux ans ” Chéri, ça s’appelle un buzz !…”

Du coup, j’ai sauté dans ma voiture et j’ai quitté la ville pour quelques jours. La campagne normande, les pommiers et l’herbe verte…Y’ a rien de mieux pour affronter les buzz…

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