Ca y est, elle l’a…

12 juin 2008 par andrau

Ca y est ! Elle l’a…

Depuis hier, 17h05, Christine A est en possession officielle de Quelques jours…Avec Plon, on trouvait qu’il aurait fallu attendre encore un peu, encore quelques jours, peut-être, mais tout s’est précipité ces dernières heures…Voilà comment et pourquoi…

Je déjeunais hier midi au café de Flore avec mon amie Régine Deforges, ( bon, je sais…il y en a qui vont encore se dire que je me la joue : un déjeuner avec Régine Deforges et en plus… au Flore !!…) lorsque Christine A est apparue, trois tables plus loin sur la banquette du premier étage, où nous étions installés. Oups ! J’ai du faire très très attention pour ne pas m’étrangler avec une des crevettes de la célébrissime “salade Colette”,  un grand classique du Flore.

Elle était lovée dans le creux du bras d’un grand Noir ( ce n’était pas Doc Gyneco…) et à côté d’elle, sa fille Léonore, belle, frisée, souriante, comme je ne l’aurais pas imaginée…

Evidemment, lorsque nous avons terminé notre déjeuner, il a bien fallu que nous quittions le café et son premier étage, et pour cela, à moins que nous options pour une descente par la fenêtre en rappel ( Régine n’était pas très chaude pour ça…), il nous fallait bien passer devant la famille A. 

Parfaite dans son rôle de relations publiques, Régine Deforges nous présente : “Christine, je vous présente Frédéric Andrau, Frédéric, je te présente Christine A…” Et là, believe it or not, nous nous sommes serrés la main ! Mais si ! J’avais d’abord pensé qu’elle me donnerait une claque ou qu’elle me lancerait un vilain crachat verdâtre mais non… serré la main, que je vous dis ! Pour être tout à fait honnête, il ne m’a pas semblé percevoir une grande tendresse dans son regard mais Régine, toujours parfaite d’ajouter ” Tu sais, elle n’a jamais un regard très aimable. Avec personne…” Ouf, me voilà rassuré…

 Alors, évidemment, je devine votre soif de connaître les paroles que nous avons prononcées. Car on ne pouvait tout de même pas rester à se regarder dans le blanc des yeux sans rien dire. J’ai balbutié quelques mots idiots et inutiles du genre ” Je suis ravi de vous rencontrer…” ou quelque chose comme ça. Et, lorsque j’ai serré la main de Léonore, j’ai du ajouter que je lui trouvais vraiment “un air de famille…” Pas mal, non, qu’en pensez-vous ??

 Mais, elle, elle n’a rien dit…

Donc, pour continuer l’histoire, je me suis dit que maintenant, il fallait qu’elle ait le livre ! Je file donc chez Plon, attrape un exemplaire, un des tout premiers ( ils sont encore chauds…) et traverse Paris, à la vitesse de mon Velib pour aller le déposer chez Christine A. Une rue déserte des beaux quartiers, écrasée de chaleur. En arrivant davant l’immeuble, porte close, évidemment. J’attends que quelqu’un entre ou sorte. Au bout de quelques minutes, une dame, une voisine sans doute. L’air dégagé, je m’engouffre dans le hall et me jette sur la porte de la concierge pour y scruter les noms. Ouf ! au cinquième étage, le panneau est formel ” Madame A.” ( Pas Christine A mais… Madame A. !! ) J’aurais pu me contenter de déposer le livre dans la boîte de la concierge mais, pour aller au bout du trip, j’ai grimpé les escaliers et, le front ruisselant, ai déposé l’objet sur le paillasson de la dame du cinquième… 

Je sens la curiosité générale : mais qu’est ce qu’il a bien pu écrire sur la première page en guise de dédicace ?? Car tout le monde se doute que j’ai écrit quelque chose…Et là, je vais nourrir la frustration générale car je ne vous le dirais pas. Ces mots-là ne regardent qu’elle et moi !    

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4 réponses

  1. béatrice dit:

    Pas gentil-gentil de dire qu’elle a quitté le héros de son futur roman pour un illustre inconnu qui va maintenant alimenter la rumeur.
    Quand à la descente en rappel tu aurais dû la tenter pour alimenter une rubrique “comment j’ai échappé une nouvelle fois à Chritine A…”

  2. béatrice dit:

    Pas gentil-gentil de dire qu’elle a quitté le héros de son futur roman pour un illustre inconnu qui ne le restera pas maintenant que la chronique est alimentée. Quand à la descente en rappel tu aurais dû la tenter pour ouvrir une rubrique “comment j’ai encore échappé à Christine A…”

  3. Isabelle L dit:

    Ca y est..je l’ai, depuis avant hier, le “marché des amants”..
    après votre livre il y avait comme une logique.. sans doute au détriment d’autres premiers romans de cette prochaine rentrée mais je me rattraperai !
    En attendant je découvre..pour l’instant c’est assez laborieux, j’ai de grands agacements devant tant de narcissisme si souvent insipide..il y a aussi quelques moments de grâce,rares, mais je n’en suis qu’au commencement..j’espère, encore.

  4. Frédéric Andrau dit:

    Espèrez, espèrez…Il en restera certainement quelque chose ! De l’admiration ou du dépit, du bonheur ou un agacement persistant, irréversible, peut-être…

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