Si vous aussi vous voulez que…
andrau
…je vienne dans votre région, dans votre ville, dans votre quartier, dans votre rue, dans votre immeuble ou à votre étage…pourquoi pas ?
Bon d’accord, je ne vais pas aller tous les jours à Bouzu le têtu, à Trifouillis les oies, au 3 de la rue des mimosas, au 51 du boulevard de la Marne, au 27 de la rue du Président Wilson ou au 265 du boulevard de la mer sur simple demande… Mes journées n’y suffiraient pas mais tout peut être étudié.
Lorsque mon premier roman a paru en 2005, j’avais été invité par des clubs de lecture, des bibliothèques, des lycées parfois ou simplement des groupes d’amis à venir en parler et à venir rencontrer des lecteurs, à répondre à leurs questions. Chaque fois que j’ai pu répondre par l’affirmative, je l’ai fait. J’ai toujours considéré que c’était un devoir d’auteur d’aller vers les lecteurs…
J’ai accepté parfois d’aller dans des “tout petits salons du livre” organisés par quelques bénévoles dans des villages éloignés, improbables même. Je me souviens de l’un d’entre eux, c’était dans la Nièvre. Un des organisateurs m’avait rencontré sur un autre salon ( ça “racolle” pas mal de salon en salon…) et m’avait demandé si j’accepterais d’aller dans son village pour sa fête du livre…
Ca, c’était sa première demande… La seconde demande était : “si vous connaissez des auteurs, est-ce que vous accepteriez de leur demander s’ils accepteraient de venir aussi…” Une demande en cache souvent une autre… Comme je le disais plus haut, quand je peux dire oui, je dis oui. Et ce jour là, j’avais dit oui. Et mes amis auteurs avaient dit oui aussi… Et nous sommes partis, avec quelques uns : Régine Deforges, Stéphane Audeguy, Thibaut de Saint Pol, en train, vers cette région de la Nièvre prisonnière des brumes de l’automne, ce petit village qui sentait l’herbe fraîche, le sous bois humide et les champignons de saison, tranquille d’habitude mais agité ce jour-là, tellement “honoré” que des auteurs parisiens , nationaux comme on dit parfois…( comme si la nation c’était Paris…) daignent venir le visiter. Il y avait des affiches partout, des drapeaux bleu, blanc et rouge, des guirlandes électriques à tous les arbres comme un jour de kermesse, on annonçait notre présence. Les gens étaient heureux, ça se voyait…
Bon, pour dire la vérité, il n’y avait pas une réelle affluence. Des curieux incradules surtout… ” Régine Deforges au village…” qu’ils disaient ! Hormis les quelques personnes qui avaient sorti leur vieille Bicyclette bleue de leur placard, donner un petit coup de chiffon dessus pour venir le faire dédicacer, endimanchés comme pour une première communion, ou bien pour venir se faire prendre en photo à côté de l’auteur, et quelques autres qui nous faisaient signer sur des feuilles de papier libre, nous n’avons pas vendu énormément de livres…C’est le moins que l’on puisse dire… Mais était-ce finalement là l’essentiel ?
Est-ce que, en acceptant de venir là, nous ne le savions pas d’avance ? Bien sûr que si, nous le savions d’avance… Alors pourquoi sommes-nous venus d’après vous ? Pour nous montrer ? Pour passer un week end d’automne à la campagne entre amis ? Pour venir voir comment “ces gens-là” vivaient ? Pour déjeuner à l’oeil ?…Vous avez tout faux !
Nous sommes simplement venus pour faire plaisir, parce que nous pouvions le faire, pour parler littérature avec ceux qui le souhaitaient, parce que nous étions capables d’en parler un peu et peut-être aussi pour donner envie aux gens de lire, parce que ça, c’est un réel devoir d’auteur. Notre devoir. Peut-être même notre raison d’être… Enfin, c’est comme ça que je le vois et je continuerai de penser comme ça le plus longtemps possible…
Donc, pour en revenir au sujet de cette humeur, si vous aussi vous souhaitez organiser quelque chose dans votre région, dans votre quartier ou dans votre ville, dans votre librairie, votre lycée, votre club de lecture…faites le moi savoir. Vous pouvez me le faire savoir directement, sur ce blog que vous fréquentez, sur mon mail personnel ( il ne figure pas dans mon livre pour rien…) ou alors, en formulant une demande chez Plon qui me la transmettra.
Je ne pourrais peut-être pas répondre favorablement à toutes les demandes mais je m’engage à étudier toutes vos propositions et à les honorer chaque fois que ce sera possible…
Frédéric ANDRAU
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