Et la crise dans la littérature ?

20 octobre 2008 par andrau

D’abord, je vous dois quelques excuses car il y a bien longtemps que je n’ai pris le temps de livrer, à vous tous qui fréquentez ce blog, une nouvelle humeur…

Le temps passe très vite et je suis retiré ces temps-ci en Normandie, loin des connexions internet, au milieu des pommiers chargés de fruits prêts à tomber et d’étendues d’herbe grasse. Les forêts sont somptueuses et les sous bois couverts de champignons et de chataîgnes. J’y suis retiré pour voir le moins de monde possible et pouvoir ainsi écrire dans les meilleures conditions de sérénité et de concentration, ce qui pour moi est toujours un état difficile qui n’a rien de spontané. Je travaille à l’écriture d’un nouveau roman que j’aimerais remettre à mon éditeur vers la fin de l’année pour qu’il paraisse à la prochaine rentrée littéraire de 2009. Je ne quitte ma retraite que pour assurer la promotion de Quelques jours avec Christine A qui poursuit gentiment sa carrière et me promène aux quatre coins de la France. Je rentre tout juste de Saint Etienne où se tenait, au coeur de la ville, une très importante fête du livre et serai à Rouen en librairie, samedi prochain. 

A Saint Etienne, pendant trois jours, nous avons vu défiler une foule immense qui piétinait devant les auteurs parqués, comme toujours derrière des tables couvertes de livre. Mais cette année, les tables sont restées couvertes de livres plus longtemps que d’habitude… Et oui, la crise dont on nous rabache les oreilles a aussi des répercussions sur le marché du livre et il ne faut pas le nier. La culture, et la littérature en particulier, n’est certainement pas la priorité des priorités pour des familles qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois. Jamais on n’a vu autant de gens s’intéresser aux livres, parler longuement avec les auteurs de façon assez pointue et, au moment fatidique, reposer le livre dans un grand soupir qui veut tout dire…Les livres sont chers et les gens hésitent à dépenser  une vingtaine d’euros pour quelques heures de plaisir littéraire. Alors que faire ?

Arrêter de lire ? ce serait dramatique… Acheter des livres à plusieurs et les faire tourner d’un foyer à l’autre ?…Pourquoi pas mais le livre est un objet personnel qu’on souhaite garder dans son propre décor de vie, alors le voir s’imprégner de traces de doigts inconnues et incertaines…Alors que faire ? J’ai peut-être une idée…

C’est une évidence qu’il ne s’est jamais vendu autant de livres de poche. C’est flagrant sur les salons et dans les librairies. Seulement voilà, tous les livres ne paraissent pas au format de poche et les délais de publication en poche ne sont pas immédiat. On ne peut donc pas profiter de l’actualité littéraire si on se limite aux livres de poche. Je suggère donc que les éditeurs réfléchissent à un format intermédiaire entre le poche et le “grand format” comme on dit qui pourrait permettre de proposer des livres actuels à un prix intermédiaire et plus abordable entre les cinq ou six euros du poche et les vingt euros du “grand format”. Qu’en pensez vous ?

J’en ai déjà parlé à quelques auteurs ou quelques lecteurs qui trouvent l’idée séduisante. Il faut trouver quelque chose pour préserver la production littéraire et permettre aux gens de vivre en lisant ou de lire en vivant…

Alors si vous trouvez que cette idée est peut-être un début de solution, une bonne piste de réflexion, faites le savoir. Parlez en et demandez aux gens qui vous entourent de s’exprimer sur ce sujet. Ce blog leur, vous est ouvert ! En ce qui me concerne, j’en parle dès que je peux aux auteurs que je croise, aux éditeurs, aux journalistes, aux libraires. Faites la même chose ! 

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Si vous aussi vous voulez que…

11 septembre 2008 par andrau

…je vienne dans votre région, dans votre ville, dans votre quartier, dans votre rue, dans votre immeuble ou à votre étage…pourquoi pas ?

Bon d’accord, je ne vais pas aller  tous les jours à Bouzu le têtu, à Trifouillis les oies, au 3 de la rue des mimosas, au 51 du boulevard de la Marne, au 27 de la rue du Président Wilson ou au 265 du boulevard de la mer sur simple demande… Mes journées n’y suffiraient pas mais tout peut être étudié.

Lorsque mon premier roman a paru en 2005, j’avais été invité par des clubs de lecture, des bibliothèques, des lycées parfois ou simplement des groupes d’amis à venir en parler et à venir rencontrer des lecteurs, à répondre à leurs questions. Chaque fois que j’ai pu répondre par l’affirmative, je l’ai fait. J’ai toujours considéré que c’était un devoir d’auteur d’aller vers les lecteurs…

 J’ai accepté parfois d’aller dans des “tout petits salons du livre” organisés par quelques bénévoles dans des villages éloignés, improbables même. Je me souviens de l’un d’entre eux, c’était dans la Nièvre. Un des organisateurs m’avait rencontré sur un autre salon ( ça “racolle” pas mal de salon en salon…) et m’avait demandé si j’accepterais d’aller dans son village pour sa fête du livre…

Ca, c’était sa première demande… La seconde demande était  : “si vous connaissez des auteurs, est-ce que vous accepteriez de leur demander s’ils accepteraient de venir aussi…” Une demande en cache souvent une autre… Comme je le disais plus haut, quand je peux dire oui, je dis oui. Et ce jour là, j’avais dit oui. Et mes amis auteurs avaient dit oui aussi… Et nous sommes partis, avec quelques uns : Régine Deforges, Stéphane Audeguy, Thibaut de Saint Pol, en train, vers cette région de la Nièvre prisonnière des brumes de l’automne, ce petit village qui sentait l’herbe fraîche, le sous bois humide et les champignons de saison, tranquille d’habitude mais agité ce jour-là,  tellement “honoré” que des auteurs parisiens , nationaux comme on dit parfois…( comme si la nation c’était Paris…) daignent venir le visiter. Il y avait des affiches partout, des drapeaux bleu, blanc et rouge, des guirlandes électriques à tous les arbres comme un jour de kermesse, on annonçait notre présence. Les gens étaient heureux, ça se voyait…

Bon, pour dire la vérité, il n’y avait pas une réelle affluence. Des curieux incradules surtout… ” Régine Deforges au village…” qu’ils disaient ! Hormis les quelques personnes qui avaient sorti leur vieille Bicyclette bleue de leur placard, donner un petit coup de chiffon dessus pour venir le faire dédicacer, endimanchés comme pour une première communion,  ou bien pour venir se faire prendre en photo à côté de l’auteur,  et quelques autres qui nous faisaient signer sur des feuilles de papier libre, nous n’avons pas vendu énormément de livres…C’est le moins que l’on puisse dire… Mais était-ce finalement là l’essentiel ?

Est-ce que, en acceptant de venir là, nous ne le savions pas d’avance ? Bien sûr que si, nous le savions d’avance… Alors pourquoi sommes-nous venus d’après vous ? Pour nous montrer ? Pour passer un week end d’automne à la campagne entre amis ? Pour venir voir comment “ces gens-là” vivaient ? Pour déjeuner à l’oeil ?…Vous avez tout faux !

Nous sommes simplement venus pour faire plaisir, parce que nous pouvions le faire, pour parler littérature avec ceux qui le souhaitaient, parce que nous étions capables d’en parler un peu et peut-être aussi pour donner envie aux gens de lire, parce que ça, c’est un réel devoir d’auteur. Notre devoir. Peut-être même notre raison d’être… Enfin, c’est comme ça que je le vois et je continuerai de penser comme ça le plus longtemps possible…

Donc, pour en revenir au sujet de cette humeur, si vous aussi vous souhaitez organiser quelque chose dans votre région, dans votre quartier ou dans votre ville, dans votre librairie, votre lycée, votre club de lecture…faites le moi savoir. Vous pouvez me le faire savoir directement, sur ce blog que vous fréquentez, sur mon mail personnel ( il ne figure pas dans mon livre pour rien…) ou alors, en formulant une demande chez Plon qui me la transmettra.

Je ne pourrais peut-être pas répondre favorablement à toutes les demandes mais je m’engage à étudier toutes vos propositions et à les honorer chaque fois que ce sera possible…

 

Frédéric ANDRAU

andraufrederic@yahoo.fr

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Retrouvez moi sur France 2

1 septembre 2008 par andrau

La télévision s’en mêle…

A peine la rentrée sonnée, et les nombreux articles parus dans la presse : Le Point, l’Express, Marianne, Madame Figaro et Paris Match, voilà que la télé s’intéresse à Quelques jours avec Christine A.  Je participerai vendredi 5 septembre à la nouvelle émission littéraire de France 2, animée par Daniel Picouly, dont on connaît le talent et la passion pour la littérature. ” Café littéraire” en est le titre. Rendez vous donc le 5 septembre à 22H30.

Evidemment, il y sera question de Christine Angot…Ce sera la première émission d’un nouveau programme et, comme toutes les premières, elle suscitera une curiosité et un intérêt particulier, ce qui veut dire en clair que tout le monde sera devant son petit écran : tout le monde, ça veut dire vous tous lecteurs, nous tous, passionnés de livres mais aussi tous les professionnels, les éditeurs, les écrivains, les libraires et tout et tout… Aïe aïe aïe…imaginez la pression !

Autre rendez vous à ne pas manquer : Le Grand Journal de Canal le mercredi 3 septembre sur Canal Plus. Non, non, ne frémissez pas d’impatience, je n’y serai pas mais Christine y sera pour parler de son Marché des amants. Si si,  je vous assure elle a accepté ! Et figurez vous que Canal, qui n’est jamais à court d’idées, a eu l’idée suivante : lui faire demander par un chroniqueur si elle connaît mon livre, dans un deuxième temps ce qu’elle en pense pour finir par lui offrir en direct ! Pas mal non ? Suivez bien l’émission parce que si elle dit qu’elle ne le connaît pas, qu’elle n’en a jamais entendu parler, c’est une grosse menteuse… A moins qu’elle ne parte brutalement, en balançant Quelques jours avec Christine A dans la figure du chroniqueur… Un grand moment à ne pas manquer !

Au fait, si vous voyez Christine d’ici mercredi, ne lui parlez pas de cette émission. Gardons, l’effet de surprise !

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Plus qu’une semaine…

14 août 2008 par andrau

A vos marques. Prêts ? Partez !…

Le compte à rebours a commencé. Il ne reste plus qu’une semaine… Une toute petite semaine. Sept jours. Sept “dodos” comme disent les enfants…

Dans sept petits jours - sept dodos donc… - Quelques jours avec Christine A sera dans toutes les librairies. Les bonnes, comme on dit, mais dans les moins bonnes aussi. Une parution NATIONALE qu’on vous dit !! Jeudi 21 août à la première heure, donc…

Vous vous précipiterez, vous vous bousculerez, vous vous cracherez dessus, vous vous tirerez les cheveux. Vous vous l’arracherez. Il n’y en aura pas assez pour tout le monde. Qu’à cela ne tienne !  Plon se mettra au travail et en quelques heures, le livre sera re-fabriqué, re-distribué et tout et tout.. Et tout le monde pourra le trouver. Plon recommencera aussi souvent qu’il le faudra.

Pendant ce temps-là, Le Marché des amants tâchera de se frayer une petite existence. Quelques libraires audacieux oseront en disposer quelques exemplaires à côté des piles de Quelques jours avec Christine A… En vain ! Personne ne le remarquera ! Alors Christine mettra ses lunettes noires et arpentera les librairies pour surveiller les ventes. Lorsqu’elle verra que Quelques jours… est mieux placé que Le Marché des amants, elle intervertira les piles, lancera des sorts aux libraires coupables et repartira, folle de rage. Ba oui, elle est comme ça, la Christine…

Encore sept petits jours à attendre…

Je sais, c’est difficile, mais prenez votre mal en patience… Vous avez déjà tenu tellement longtemps ! Et tenez-vous prêts jeudi prochain à l’ouverture des librairies. On va demander aux préfectures de police qu’elles installent des barrières de sécurité devant les meilleures librairies, sur les Champs Elysées et ailleurs pour contenir les foules, pour vous contenir. Ce sera plus sûr…

Alors on compte sur vous !

En attendant, je vais disparaître pour Quelques jours. Loin de Paris, d’Internet, loin du blog et de vous, loin des bruits de la ville, de Christine et de tout le reste. Une petite parenthèse réparatrice dans une campagne endormie, avant l’agitation de la rentrée littéraire. Je vais parler aux roses, écouter les battements d’ailes des papillons, toucher la rosée des champs du bout des doigts. Promis vous n’entendrez plus parler de moi jusqu’à la parution du livre. Après on verra…

 

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Je suis chez Sonia Rykiel…

6 août 2008 par andrau

Sonia Rykiel a toujours eu la bonne idée de mêler la littérature à la couture. Depuis des années, dans sa prestigieuse boutique du boulevard Saint Germain, à l’angle de la rue des Saints Pères, elle dispose des livres coup de coeur entre ses diverses créations.

Et figurez vous que depuis quelques jours, le coup de coeur c’est moi ! Enfin, mon livre plus exactement… Depuis quelques jours donc, Quelques jours avec Christine A trône à la meilleure place de la boutique du boulevard Saint Germain. Pas mal non ?

Sonia Rykiel a toujours eu une véritable passion pour la littérature. Saviez vous qu’elle a commis plusieurs ouvrages ? Parmi ceux-ci, il y en a un qui m’a particulièrement séduit : L’envers à l’endroit paru chez Fayard en 2005. C’est de la belle écriture cousue comme une belle étoffe… 

Un jour, Sonia Rykiel à qui je parlais de son excellente idée de mettre des livres en vitrine, me disait que certains auteurs se rouleraient par terre en bavant pour avoir les faveurs de la vitrine. Certains lui auraient confié qu’ils préféraient de loin se retrouver dans sa vitrine plutôt que sur le palmarès du Goncourt…

A bien y réfléchir, je veux bien du Goncourt aussi…

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Je suis l’encadré de Christine…

6 août 2008 par andrau

Pauvre Christine !

Le rituel est bien huilé. Rentrée de septembre à l’horizon. Dans quelques jours, va paraître l’opus périodique de la papesse de l’autofiction, tous les deux ans en général. Cette année, ça s’appelle Le Marché des amants. Il paraît qu’il y est question de ses amours avec Doc Gyneco. Tout un programme… Comme chaque année, la pression monte. Christine raconte partout qu’elle n’arrive pas à achever la correction de ses dernières épreuves. Elle s’arrache encore les cheveux.  On souffre pour elle. Et pour son éditeur qui fait tout pour lui être agréable. Ca nous fait mal, mais on fait de notre mieux pour contenir l’angoisse. On y parvient ! Il y en a qui vont mettre des cierges à Saint Sulpice pour la soutenir. J’en ai vu, si, si, je vous jure…Les plus anxieux se demandent si tout sera fin prêt pour la rentrée. Ca ne rigole pas parce que cette année la rentrée est de bonne heure : le 21 août…

Et puis soulagement général. Ouf ! Les épreuves sont corrigées in extremis. On se dépêche de les imprimer et de les envoyer à la presse et aux libraires. On arrose tout le monde pour rassurer l’opinion. Le livre est prêt. Il paraîtra bien le 21 août. Journalistes à vos plumes, libraires à vos rayons…

A peine quelques jours plus tard, les premiers échos paraissent dans la presse. D’habitude Christine a droit à tous les honneurs. Toute la presse parle d’elle et d’elle seule. Elle aime qu’on parle d’elle. Elle aime ça. Elle n’aime pas partager la vedette. Mais cette année, ce n’est pas tout à fait comme les autres années car la vedette, elle doit la partager…

Pauvre Christine ! A chaque fois qu’on parle d’elle, on parle de moi et de Quelques jours avec Christine A qui intrigue tant de gens. Oh, je ne prends pas beaucoup de place ! Je lui laisse la plus belle place, le haut des titres, les chapeaux et puis souvent la photo. Je ne lui prends pas grand chose finalement, juste un petit encadré sur le côté ou bien en bas des articles qu’on lui consacre. Un petit encadré, ce n’est pas grand chose, mais ça agace tout de même… Pffff…Il n’y a pas moyen qu’on parle d’elle sans qu’on parle de moi. Pas moyen qu’on parle du Marché des amants sans qu’on parle de Quelques jours avec Christine A.  La tuile ! Ca la ronge mais pour l’instant elle ne dit rien. Ca ne va certainement pas durer mais pour l’instant elle reste coite. Faut dire que nos deux livres paraissent le même jour, le 21 août. Le hasard sûrement…

Pour résumer, la pauvre Christine doit me faire un peu de place, un peu partout. Pas beaucoup, juste pour un encadré. Un petit encadré, tout petit. Mais qui sait ce qui peut se passer à la rentrée ?…

Et si l’encadré prenait de l’envergure dans quelques jours, s’il détrônait la Reine Christine et qu’il lui inflige à son tour l’étroitesse de l’encadré…Il va falloir suivre ça de près…

En attendant, je suis l’encadré de Christine. Pauvre Christine !

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En Hommage à Huguette Gillardot…

25 juillet 2008 par andrau

Je sais que vous vous demandez tous qui est cette Huguette Gillardot à qui je consacre ces lignes … Qui est-elle donc ?

…Huguette Gillardot est une femme que j’ai rencontrée lors d’une dédicace de mon premier roman à Orléans. C’était en 2005 et j’aurais pu oublier cette femme comme j’en ai oublié beaucoup d’autres et comme j’en oublierai certainement encore. Imaginez un peu s’il fallait se souvenir de toutes les personnes qui viennent vers vous lors d’une signature. Surtout trois ans plus tard… J’aurais pu l’oublier mais seulement voilà, je ne l’ai pas oubliée…

Elle avait acheté mon premier roman, comme beaucoup d’autres gens, l’avait lu et m’avait adressé un gentil commentaire comme beaucoup d’autres lecteurs qui avaient aimé A fleur de peaux . 

Outre ses bonnes impressions de lecture, elle m’avait aussi beaucoup encouragé pour écrire autre chose, comme une mère ou une grand-mère peut-être. Elle avait fait le choix de maintenir un contact par Internet , comme j’y invite beaucoup de lecteurs en leur donnant mon adresse e-mail à la fin ou au début de mes livres. Huguette ne manquait jamais de m’envoyer ses voeux ou bien des nouvelles au fil du temps, bonnes jusqu’à ce qu’un vilain cancer vienne s’occuper d’elle. De son cancer et d’elle, elle continuait à me donner des nouvelles, regulièrement avec beaucoup de courage et de pudeur. Ca me touchait beaucoup à chaque fois que j’imaginais cette femme en train de lutter contre son mal mais qui trouvait toujours l’énergie de me demander quand sortait mon nouveau roman…

Lorsque le contrat d’édition de Quelques jours avec Christine A a été signé chez Plon et que j’ai créé ce blog, elle a fait partie des premières personnes à qui j’ai envoyé le lien du blog. Je savais que cela lui ferait plaisir mais voilà, le temps a passé et je n’ai reçu aucune nouvelle d’Huguette ni sur mon blog ni sur mon adresse e-mail… J’en étais étonné mais je ne savais pas encore que la maladie avait gagné…

Je ne l’ai su que quelques mois plus tard lorsque j’ai reçu un mail de son mari Pierre m’annonçant la triste nouvelle. Il avait découvert dans la boîte e-mail de son épouse le mail que je lui avais adressé. Huguette a lutté jusqu’au bout. Et jusqu’au bout aussi elle a aimé la littérature… Pierre Gillardot, que je n’ai jamais rencontré m’a envoyé un mail très émouvant, me promettant d’acheter Quelques jours… dés qu’il paraîtra, comme pour faire plaisir à Huguette, partie là bas pour ce long voyage au pays des gens qui ne vivent plus…

Cette histoire et le courage dont a fait preuve Pierre Gillardot méritait que je lui consacre ces lignes et, cher Pierre que je ne connais pas, vous n’aurez pas besoin de vous procurer Quelques jours avec Christine A car je vais me faire un plaisir de vous l’offrir, comme un nouvel hommage à Huguette…

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La presse en parle…

23 juillet 2008 par andrau

Je dédie cette humeur à Pascale Schaffner, elle saura pourquoi…

Dans un mois, Quelques jours avec Christine A sera en bonne place dans toutes les bonnes librairies comme on dit. Il y aura des petites piles du Marché des amants et, juste à côté, des immenses colonnes de Quelques jours…Ce n’est pas possible qu’il en soit autrement…La vraie Christine A disparaîtra derrière la fausse…

En attendant, la presse ne cesse d’évoquer la parution de Quelques jours avec Christine A, et ceci depuis déjà plusieurs semaines ce qui, avouons le en toute modestie, est assez rare pour un roman qui paraît dans la vague de la rentrée littéraire. Que dit-on donc dans la presse ? Petit tour d’horizon…

 

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Le 4 juin, Le Nouvel Observateur était le premier à parler de Quelques jours… On y lisait : “A la rentrée paraîtront simultanément Le Marché des amants, le roman de Christine Angot sur sa relation avec Doc Gyneco au Seuil et, chez Plon, un roman de Frédéric Andrau intitulé Quelques jours avec Christine A.Je veux savoir, dit le narrateur, ce qu’il y a à l’intérieur de vous. Tout le mon de connaît l’extérieur mais ce n’est pas ce qui m’intéresse” Il s’agit en somme d’un ouvrage de spéléologie.

 

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La semaine suivante, Service littéraire écrivait : “Angot pousuivie : Frédéric Andrau raconte ses “Quelques jours avec Christine A” à guetter les moindres gestes d’Angot qu’il emmène à la campagne pour mieux la faire vaciller…”

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Le Soir ( presse belge) a annoncé, dans son édition du 30 mai,  la parution de Quelques jours : “Christine Angot fait paraître au Seuil, à la rentrée son roman “Le marché des amants” qui raconte sa liaison avec Doc Gyneco. en même temps, chez plon, Frédéric Andrau publie “Quelques jours avec Christine A

 

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Le 4 juillet, Livres Hebdo,  consacrait, sous la plume de Daniel Garcia, un article croisé sur la parution du Marché des amants et de Quelques jours avec Christine A. Il s’y disait notamment ” …C’est parce que nous avons beaucoup aimé Christine Angot, aimé cette nécessité vitale d’écrire qu’on sentait dans ses premiers livres, qu’on cache mal notre déception. mais là, une constatation s’impose : elle n’a plus rien à dire. Ou alors, c’est grotesque comme cette virée en scooter porte de la Chapelle, un quartier populaire et bigarré de Paris, dépeint de façon ahurissante - et indécente - comme une Cour des Miracles. c’est ” Martine dans les bas quartiers”! Un peu plus loin dans le même article on peut lire : “Pour parachever la mise en abyme de la vacuité, la télé-réalité a aussi son making of. Qui est en général la partie la plus savoureuse. Ici, c’est un jeune romancier, Frédéric Andrau qui nous l’offre avec Quelques jours avec Christine A. Angot qu’il n’a jamais rencontrée, mais dont il connaît l’oeuvre par coeur, exerce sur lui une sorte d’attraction répulsion. Il imagine kidnapper l’écrivaine pendant quelques jours, pour engager avec elle un dialogue décapant sur son travail. Cette partie, fictionnelle, de l’ouvrage nous a moins convaincu. Mais le début , observation clinique ( et véridique) d’Angot dans divers lieux publics, jusqu’à sa rencontre avec Doc Gyneco à la Foire de Brive, est épatante de drôlerie et de cruauté. Comme cette dédicace dans une librairie parisienne, où il achète dix fois son livre, passe dix fois devant elle, donne dix fois son prénom sans qu’elle lève jamais les yeux…”

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 Paris Match, dans son numéro du 17 juillet écrit : Angot contre Angot. La reine Christine va doublement s’exposer le 21 août. D’abord à travers un ouvrage à paraître chez Plon ” Quelques jours avec Christine A” de Frédéric Andrau. Le temps d’un voyage, l’auteur fantasme et cherche à sonder l’âme de la dame. Ensuite, au Seuil, ou Christine Angot, en personne,  se dévoile dans ” Le Marché des amants“. Le prétexte de sa relation avec le rappeur Doc Gyneco déjoue les attentes et explore le nouveau territoire de l’amour.”

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Technikart, dans son numéro d’été juillet août 2008, sous la plume de Julien Bisson : ” Attendue pour “le Marché des amants” où elle relate, entre autres, sa relation avec Doc Gyneco, Christine Angot est également l’héroïne hargneuse de ce roman signé Frédéric Andrau, qui tâche de saisir, par la fiction, la femme derrière l’écrivain. Le journaliste cite une phrase du livre : ” Dire que vos livres sont mal écrits, c’est comme dire que la neige est blanche ou que le samedi est la veille du dimanche“ …

 

 

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Enfin, Le magazine des Livres dans son nouveau numéro à paraître aujourd’hui doit consacrer quelques pages à la publication des bonnes feuilles de Quelques jours avec Christine A… Je n’ai pas encore vu l’article et ne peut donc pas vous en parler. Vous le verrez peut-être avant moi si vous vous précipitez au kiosque…

Pauvre Christine qui espérait sans doute une bonne petite promo presse rien que pour elle… Elle doit me traîner comme un boulet dans chaque article. A moins que ce soit le contraire…

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Quel mois de juin !

26 juin 2008 par andrau

Ca y est tout est fait ! Ouf !

Il y en a peut-être qui s’imaginent qu’auteur c’est une vie de tout repos ! Qu’il s’agit d’écrire sa petite histoire d’un premier jet, de l’envoyer à un éditeur, de poser pour la photo du bandeau en affichant son plus beau sourire et d’attendre tranquillement la parution du livre. Rien de bien compliqué, en somme…

Ba voyons !

Bon, il n’est pas question de se plaindre sur notre pauvre sort ( oui, je sais, il y a bien pire, c’est vrai…) mais il est simplement question de vous donner quelques précisions, histoire de remettre l’église au milieu du village et de tordre le cou aux idées toutes faites…

D’abord, le livre, il faut bien l’écrire !

Et avant de l’écrire, il faut trouver une idée. Pas si simple que ça. Des idées on en a tous pour faire du style sur une carte postale ou de l’humour sur un mail pour faire rire une galerie quelconque,  mais de là à en tirer deux cents pages, c’est une autre histoire. Allez - y essayez et vous verrez…

Après il faut trouver l’éditeur !

Ce n’est pas parce que Grand mère, la voisine du dessous qui ne fait jamais de fautes d’orthographes et la cousine réputée littéraire parce qu’elle a passé un bac ”lettres” en 1964 vous dit que c’est super, qu’un éditeur trouvera votre prose à son goût. Alors, il faut photocopier, relier, envoyer, espérer, déposer parfois, arroser Saint Germain des Près et attendre les réponses. Des dizaines de ” Votre texte présente de réelles qualités mais malheureusement il ne peut pas trouver sa place dans nos diverses collections.Nous vous remercions de la confiance que vous nous accordez…” et puis un jour, le coup de téléphone qu’on attend plus. Un éditeur qui veut vous rencontrer et boum, tout se met en route !

Mais là, vous n’avez encore rien vu !

C’est loin d’être fini ! D’abord on vous fait re travailler le texte, parfois un peu seulement, parfois beaucoup plus profondément. ( Un peu seulement pour Quelques jours avec Christine A…) Là, ça devient vraiment intéressant parce qu’on travaille avec de vrais professionnels qui font un travail d’éditeur mais ça ne se fait pas tout seul… Inutile de s’accrocher à tel ou tel mot qui vous plaisait bien, à telle expression que la voisine du dessous ( celle qui ne fait jamais de fautes…) aimait bien puisqu’on vous dit qu’il faut les changer…

Une fois cette petite épreuve terminée, arrive le temps des épreuves. ( Elles portent bien leur nom…) Le premier jeu et le deuxième qu’on vous demande de relire bien attentivement en notant tout parce qu’après il sera trop tard. Vous passez des heures à relire votre texte en vous demandant comment vous avez bien pu écrire des choses pareilles. Là, c’est trop tard pour aller voir la voisine du dessous ou la cousine ( celle qui a passé un bac littéraire en 1964…)

Après vient la torture des photos !

On vous prend en photos sous toutes les coutures. On vous demande de sourire, de ne plus sourire, de regarder l’objectif et puis de regarder ailleurs, à droite, à gauche, vers le ciel. On n’arrête pas de vous demander d’avoir l’air naturel. Na - tu - rel ! qu’on vous dit…On vous le répète. On vous emmène en studio et puis en plein air et ça mitraille. Vous vous laissez faire en vous demandant bien ce qui va pouvoir en sortir… Un beau jour, vous voyez arriver cinq photos sur votre mail, les cinq moins moches et on vous demande de choisir celle qui vous plait le plus ! Dilemme, il n’y en a aucune, on fait comment ?? Il faut en choisir une, coûte que coûte. C’est o-bli-ga-toi-re !!! Vous comprenez ?

Là, on commence à se dire que tout est fini, qu’on va être un peu tranquille…Erreur ! Il faut rencontrer les libraires, leur donner envie de vous vendre, ou plus exactement de mettre votre livre en valeur. On vous fait venir un beau matin, de bonne heure et devant un parterre de libraires, de représentants de la Fnac, de Virgin et de je ne sais quoi encore, on vous demande de présenter votre livre au micro. On vous pose des questions, vous essayez de répondre. Au bout de quelques minutes, l’idée des libraires et faite. Tous les auteurs de la rentrée y passent, les uns après les autres. C’est aussi confortable que l’oral d’un examen. Les dés sont jetés. On verra bien qui sera le mieux placé sur les consoles de la rentrée… 

 Cette fois ci, on se dit que c’est vraiment fini ! Non mais vous vous croyez où ?? Et le service de presse, qui va se le farcir ??? Pendant deux ou trois jours, on vous installe derrière une petite table couverte de livres dans le hall de Plon. On vous donne un listing de journalistes, un stylo  et hop !  - quoi de plus simple - on vous demande de mettre un petit mot gentil à chacun, du plus illustre, bien en vue à Paris, au plus méconnu au fin fond de la Creuse ou de la Belgique. Tout le monde y passe. Au début, on trouve ça drôle et puis au dixième on en a ras le bol. On ne sait plus quoi écrire. On évite les mêmes mots des fois que les journalistes aient l’idée de comparer leurs dédicaces ( Vous les imaginez ?? C’est moi qui ai eu la plus belle ! Non, c’est moi…) Et quand vous vous rendez compte que votre table ne désemplit jamais, là vous ne riez plus du tout. Merci Jean Pierre ! ( C’est le petit monsieur à moustache qui se trouve à l’accueil chez Plon ) Mine de rien, il surveille votre table. Dés qu’il voit que le stock diminue, il recharge ! Chez Plon, quand il n’y en a plus, il y en a encore…

Très vite, on finit par ne plus compter ce qu’on signe. La semaine dernière, j’ai signé quelque chose comme deux cent cinquante “services de presse” comme on dit. On rentre chez soi, exténué, une barre derrière les yeux, la tête prête à exploser et au bout de quelques minutes on se rend compte qu’on en a oublié. Alors on y retourne et on répare les oublis.

Et toute cette petite histoire-là vous conduit à la fin du mois de juin, que, du coup, vous n’avez pas vu passer…C’est demain que je vais aller réparer les derniers oublis.

Voilà, c’est tout ça aussi, la vie d’un auteur. Sans compter la tenue du blog : les billets d’humeur que je m’efforce de déposer régulièrement, les réponses aux commentaires et tout et tout… (Et le livre d’après, qui va l’écrire, hein, je vous demande un peu…Et quand surtout ??)

Cette fois ci c’est fini ! Y’a plus qu’à attendre les retombées du service de presse. C’est la trêve estivale qui s’annonce, la chaude parenthèse de juillet, le bruit des vagues et la douceur du sable, avant la frénésie de la rentrée…L’idée de me dire que deux cent cinquante journalistes vont partir sur les plages, les doigts de pieds en éventails et  Quelques jours avec Christine A dans leurs bagages m’amuse et me terrifie !

 Ouf !

C’est fini !

Quel mois de juin !

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Ca y est, elle l’a…

12 juin 2008 par andrau

Ca y est ! Elle l’a…

Depuis hier, 17h05, Christine A est en possession officielle de Quelques jours…Avec Plon, on trouvait qu’il aurait fallu attendre encore un peu, encore quelques jours, peut-être, mais tout s’est précipité ces dernières heures…Voilà comment et pourquoi…

Je déjeunais hier midi au café de Flore avec mon amie Régine Deforges, ( bon, je sais…il y en a qui vont encore se dire que je me la joue : un déjeuner avec Régine Deforges et en plus… au Flore !!…) lorsque Christine A est apparue, trois tables plus loin sur la banquette du premier étage, où nous étions installés. Oups ! J’ai du faire très très attention pour ne pas m’étrangler avec une des crevettes de la célébrissime “salade Colette”,  un grand classique du Flore.

Elle était lovée dans le creux du bras d’un grand Noir ( ce n’était pas Doc Gyneco…) et à côté d’elle, sa fille Léonore, belle, frisée, souriante, comme je ne l’aurais pas imaginée…

Evidemment, lorsque nous avons terminé notre déjeuner, il a bien fallu que nous quittions le café et son premier étage, et pour cela, à moins que nous options pour une descente par la fenêtre en rappel ( Régine n’était pas très chaude pour ça…), il nous fallait bien passer devant la famille A. 

Parfaite dans son rôle de relations publiques, Régine Deforges nous présente : “Christine, je vous présente Frédéric Andrau, Frédéric, je te présente Christine A…” Et là, believe it or not, nous nous sommes serrés la main ! Mais si ! J’avais d’abord pensé qu’elle me donnerait une claque ou qu’elle me lancerait un vilain crachat verdâtre mais non… serré la main, que je vous dis ! Pour être tout à fait honnête, il ne m’a pas semblé percevoir une grande tendresse dans son regard mais Régine, toujours parfaite d’ajouter ” Tu sais, elle n’a jamais un regard très aimable. Avec personne…” Ouf, me voilà rassuré…

 Alors, évidemment, je devine votre soif de connaître les paroles que nous avons prononcées. Car on ne pouvait tout de même pas rester à se regarder dans le blanc des yeux sans rien dire. J’ai balbutié quelques mots idiots et inutiles du genre ” Je suis ravi de vous rencontrer…” ou quelque chose comme ça. Et, lorsque j’ai serré la main de Léonore, j’ai du ajouter que je lui trouvais vraiment “un air de famille…” Pas mal, non, qu’en pensez-vous ??

 Mais, elle, elle n’a rien dit…

Donc, pour continuer l’histoire, je me suis dit que maintenant, il fallait qu’elle ait le livre ! Je file donc chez Plon, attrape un exemplaire, un des tout premiers ( ils sont encore chauds…) et traverse Paris, à la vitesse de mon Velib pour aller le déposer chez Christine A. Une rue déserte des beaux quartiers, écrasée de chaleur. En arrivant davant l’immeuble, porte close, évidemment. J’attends que quelqu’un entre ou sorte. Au bout de quelques minutes, une dame, une voisine sans doute. L’air dégagé, je m’engouffre dans le hall et me jette sur la porte de la concierge pour y scruter les noms. Ouf ! au cinquième étage, le panneau est formel ” Madame A.” ( Pas Christine A mais… Madame A. !! ) J’aurais pu me contenter de déposer le livre dans la boîte de la concierge mais, pour aller au bout du trip, j’ai grimpé les escaliers et, le front ruisselant, ai déposé l’objet sur le paillasson de la dame du cinquième… 

Je sens la curiosité générale : mais qu’est ce qu’il a bien pu écrire sur la première page en guise de dédicace ?? Car tout le monde se doute que j’ai écrit quelque chose…Et là, je vais nourrir la frustration générale car je ne vous le dirais pas. Ces mots-là ne regardent qu’elle et moi !    

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