BUZZ…BUZZ…BUZZ…
andrau
Même le Nouvel Obs s’en mêle en annonçant cette semaine la parution du roman ! Trois mois avant, ça promet !! comme si ça ne suffisait pas comme ça la pression… Enfin, bon c’est comme ça ! On ne va tout de même pas se plaindre que la mariée est trop belle…
Hier, je marchais paisiblement à Saint Germain des Près, flanant de librairie en librairie, à la recherche de je ne sais quoi… je ne sais jamais ce que je cherche lorsque je rentre dans une librairie mais je sais toujours que je n’en ressors jamais les mains vides. C’est un drame qui fait le bonheur des libraires. Hier, je n’avais besoin de rien et vlan ! je ressors avec six kilos de livres au bout des bras… Je vous sens frémir d’impatience pour savoir ce que j’ai acheté, alors voilà : j’ai depuis toujours une passion grandissante pour les Journaux qu’on prétend intimes. Je dis “qu’on prétend intimes” car en fait vous remarquerez que sur aucune couverture ne figure ce mot intime. Je ne sais pas pourquoi, et vous ?
Hier donc, je tombe sur deux volumes du Journal de Jean Luc Lagarce dont je ne connaissais même pas l’existence. L’un couvre les années 1977 à 1990 et le deuxième les années 1990 à 1995. Il n’en fallait pas davantage pour que je reparte avec, sans avoir la moindre idée de ce qu’ils contiennent… Ajoutez à cela les Carnets d’Henri Thomas écrits entre 1924 et 1948 et le compte y est : 6 kilos !
Tout çà pour dire que, lorsque je suis ressorti de l’Ecume des pages, je suis tombé avec plaisir sur Murielle F qui me dit ” alors j’ai appris que ton livre allait bientôt sortir…”
Un peu plus loin, je croise un ami qui me dit que “ le moins qu’on puisse dire c’est que ton livre suscite une certaine curiosité. Tout le monde l’attend…”
Le matin, je prenais un petit déjeuner chez mon ami Franck F, l’historien bien connu d’Europe 1, et il me dit qu’il n’entend parler que de cela. Il paraît même que le PDG des éditions Flammarion a hâte de savoir ce qu’il y a dedans…
Et, cherry on the cake, en rentrant chez moi, le soir, une journaliste de Paris Match m’annonce que le directeur des pages culturelles attend un exemplaire du livre le plus rapidement possible pour le découvrir…
Comment voulez vous qu’avec tout ça la pression ne monte pas ?…
Une vieille amie très branchée à qui je racontais tout ça au téléphone ce matin, me dit du haut de ses quatre vingt deux ans ” Chéri, ça s’appelle un buzz !…”
Du coup, j’ai sauté dans ma voiture et j’ai quitté la ville pour quelques jours. La campagne normande, les pommiers et l’herbe verte…Y’ a rien de mieux pour affronter les buzz…
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