Petits, noirs et blancs, bon marché, les mangas, ainsi que leur spécialité « filles » : les shôjos, ont aujourd’hui leur place aux côtés d’Astérix, Tintin et Gaston… Vivent les p’tits Nippons !
Une des choses qu’a changé l’art du manga, c’est le fait de voir des jeunes gens, dans le bus ou ailleurs, lire à l’envers… Jusqu’à l’avènement de ce genre de BD japonaise, on ne connaissait en France qu’un seul sens de lecture. Ouverture d’esprit !
Un genre mixte !
Intéressant aussi de noter que là où, il y a encore trente ans, la BD classique attirait en grande majorité les hommes, les mangas se sont d’emblée imposés comme une lecture mixte. Surtout que, dans la foulée, ont débarqué les shôjos, ces histoires de filles qui n’ont vraiment rien à envier à Gossip Girl. Séries en plusieurs volumes la plupart du temps, ces oeuvres-là sont faites pour les filles… et presque exclusivement par des filles. C’est le cas de Fruits Basket, de Natsuki Takaya, ou de la cultissime série Nana – deux héroïnes pour un même prénom – de la mangaka Ai Yazawa.
Des filles naïves mais pas seulement
Leur typologie privilégie les thèmes romantiques et propres à l’introspection. Certaines adorent ce côté assumé d’une ultraféminité des personnages, quand d’autres s’énervent des stéréotypes « fifille » du genre… Il ne faut pas oublier que le Japon est à bien des égards une société traditionnelle qui, même si elle évolue à une vitesse supersonique depuis une ou deux décennies, n’accorde pas la même liberté aux femmes qu’en Europe… Ça n’empêche d’ailleurs pas Haruhi, Sachie Wakamura ou d’autres héroïnes d’avoir du caractère !
Déjà là !
Bref, si tu n’es pas déjà complètement « accro », n’hésite pas à faire l’effort de rentrer dans cette forme narrative particulière, tu ne le regretteras pas. Sans compter que, connaisseuse ou non, le style manga a envahi ton univers : graphisme (lignes épurées, grands yeux), mode, couleurs (trames et niveaux de gris)…
Déjà là !
